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Algérie : Conjoncture défavorable à l’ouverture des frontières selon Berkani

Algérie – Le docteur Mohamed Bekkat Berkani, membre du Comité scientifique du suivi du coronavirus en Algérie, désapprouve profondément l’ouverture des frontières à la lumière de la conjoncture actuelle qui, d’après lui, menace de recrudescence du bilan épidémiologique.

C’est dans un entretien au site d’actualité L-info.com, paru ce mercredi, que le médecin faisant partie du Comité scientifique du suivi de l’évolution du Covid-19 en Algérie, Dr Mohamed Bekkat Berkani, a clairement indiqué son opposition à l’ouverture immédiate en soulignant que « pour le moment, la conjoncture n’est pas favorable à la réouverture des frontières ». Le nombre des contaminations augmenterait à coups sûr ; si l’on se fie à Berkani.  Cela en cas de reprise des liaisons avec les pays étrangers ; à leur tête la France qui compte, au quotidien, des milliers de nouveaux cas contaminés au coronavirus.

Le spécialiste, qui est également président du Conseil de l’ordre des médecins, clarifie ses propos. « Le problème est que nous sommes dans un pays relativement épargné ; par rapport à d’autres pays ; qui ne le sont pas du tout, dit-il. Ce n’est pas la France qui va nous apprendre ; avec ses 6.000 cas quotidiens qu’ils sont dans une zone verte ». L’intervenant persiste et signe : « Nos relations, c’est 80% avec la France ». Dès le retour du trafic habituel avec ce pays ; c’est certain « qu’il y aura une recrudescence », explique-t-il.

« La France est le grand danger », clame Bekkat Berkani

Rouvrir les frontières nationales est une nécessité ; concède par ailleurs l’orateur. Cependant, il faut que cette réouverture opère dans un cadre spécial ; régi « dans des conditions particulières ». C’est ce que préconise le médecin après avoir affirmé que « la France est le grand danger. « On doit attendre, voir et agir avec la plus grande prudence et attention. Nous venons tout juste de nous stabiliser. Il faut examiner les débouchées du déconfinement graduel ; pour pouvoir décider » au sujet de la marche à suivre dans l’avenir proche.

L’interlocuteur du site d’information parait persuadé qu’en l’état actuel des choses, la situation sanitaire prévalant « n’est pas favorable » à l’ouverture pour l’instant. De plus, une fois le moment venu, il « ne faudrait pas ouvrir toutes les frontières à la fois ». C’est-à-dire qu’« il faut prendre des mesures. Il faut exiger, à l’image de la France par exemple, un test PCR de moins de 72 heures avant l’embarquement », recommande-t-il avec insistance.

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