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Algérie : Les concessionnaires veulent fermer les usines de montage automobile

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Algérie – L’Association des concessionnaires algériens appelle à fermer les usines de montage automobile en activité pour stopper ce qu’ils qualifient « d’hémorragie des deniers publics ».

Invité par le forum El Mihwar le 29 janvier dernier pour un débat sur l’avenir de l’activité de montage et de l’industrie automobile, le président de l’association des concessionnaires automobiles multi-marques (ACAM), Youcef Nebbache, a appelé les pouvoirs publics à « fermer les usines de montage automobile. »; rapporte le site spécialisé DZ Motion.

« Les usines de montage automobile n’ont apporté aucune valeur ajoutée », a déclaré Nebbache lors de son intervention, ajoutant que ce secteur économique « n’a contribué en aucun cas à assurer la disponibilité des voitures, ni créer des postes d’emploi, ou encore moins augmenté le taux d’intégration locale. »; indique la même source.

Le président de l’ACAM a accusé par ailleurs les usines de montage automobile d’avoir eu recours à « d’énormes crédits bancaires allant jusqu’à 180 millions de dollars, pour employer à peine 300 salariés, contrairement aux concessionnaires automobiles qui employaient, sans recourir aux crédits, environs 122 000 employés »; a-t-il affirmé.

L’État doit fermer les « usines gonflage des pneus »

Plus de 180.000 voitures ont été assemblées en 2018 pour un montant de 3.7 milliards de dollars en étant exonérés de toutes les taxes fiscales et douanières, a avancé Youcef Nebbache, soulignant en parallèle, que les concessionnaires ont importé pas moins de 300.000 voitures/an pour le même montant en déboursant 1.5 milliards de dollars de taxes douanières et fiscales.

Dans ce sens, le président de l’association des concessionnaires algériens a exhorté l’État à dresser un plan stratégique pour réamorcer l’industrie mécanique au niveau national, estimant qu’il est impératif d’autoriser l’importation des voitures d’occasion de moins de 5 ans au lieu de 3 ans, comme stipulé dans la Loi de Finances 2020.

Selon lui, l’introduction de l’importation des véhicules d’occasion de moins de 5 ans est la seule mesure viable, si les pouvoirs publics cherchent à répondre efficacement aux besoins du marché local en prenant en compte le pouvoir d’achat du consommateur algérien.

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