Algérie : les concessionnaires dévoilent le prix des voitures d’importation

Algérie – Le prix des voitures prévues à l’importation est mis en lumière par les concessionnaires. Voici tout ce que vous devez savoir, ce 10 octobre 2021.

Effectivement, un groupe de concessionnaires automobiles algériens a adressé une lettre ouverte au président de la République, Abdelmadjid Tebboune. En expliquant la situation du marché automobile. Dans le texte, l’accélération de l’octroi de crédits pour démarrer l’activité est mise en exergue. En bref, ces opérateurs se sont engagés à vendre des voitures d’importation aux citoyens en Algérie à un prix de 99 millions de centimes. 

En fait, le secteur automobile en Algérie est au bord de la faillite, expliquent-il suite au gel de leur activité il y a 5 ans. C’est ce qu’ils ont appelé le groupe de « 5 + 5 » qui a acquis l’activité d’installation à l’époque de l’ancien régime. Dans ce sillage, les prix fixés selon ces concessionnaires est de 105 millions pour les véhicules utilitaires. En ce qui concerne les poids lourds, le prix oscille entre 190 et 470 millions, précisent-ils dans la même lettre.

Dans le détail, en se fiant à la même correspondance, les voitures utilitaires et camions légers partiront de 105 millions. Tandis que les véhicules utilitaires « pick-up » seront proposés à la vente à un prix allant de 230 millions. Ces prix comprendront tous les frais. C’est pourquoi ces concessionnaires déclarent que le prix sera à la portée du modeste citoyen et contribuera à la baisse du prix des voitures d’occasion, a repris Echorouk.

Voici ce que dénoncent les concessionnaires algériens

Ces experts avec au moins 15 ans d’expérience dans le métier de l’importation et de la distribution de voitures dévoilent leurs craintes. En réalité, depuis la suspension de l’activité, le 1er janvier 2017, le cahier des charges n° 15.58 a obligé les concessionnaires automobiles à basculer vers une activité de fabrication. Et à s’engager dans un projet industriel ou semi-industriel, soulignent-ils.

Aujourd’hui, la faillite est mise en gros plan par ces concessionnaires. Car oui, c’est ce qu’ils redoutent le plus. Cela en raison du refus du comité technique interministériel de 20 demandes d’autorisation d’importer des voitures jusqu’à présent. Et ce, « bien que certaines d’entre elles aient tout ce que le cahier des charges exige », soutient-on. 

De surcroît, précisément, la relation entre les concessionnaires algériens et les marques automobiles connaît des tensions. Ce qui est notamment engendré par le retard des démarches administratives. Alors, désormais, même l’importation de pièces automobiles d’origine pour l’activité de service après-vente devient impossible, ajoutent-ils. 

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