AccueilÉconomieAlgérie : voici comment les imams peuvent récupérer 90 milliards de...

Algérie : voici comment les imams peuvent récupérer 90 milliards de dollars du marché noir

Algérie – À travers une campagne lancée par le Haut Conseil islamique (HCI), les imams peuvent regagner 90 milliards de dollars du marché noir. On vous relate toute l’information, ce 11 janvier 2022.

L’objectif derrière la campagne menée par le Haut Conseil islamique (HCI) est de reprendre les 90 milliards de dollars du marché noir en Algérie. Donc, on a démarré une campagne qui vise à persuader les hommes d’affaires et les opérateurs économiques d’injecter leurs fonds accumulés en dehors des circuits officiels. Ces dernières s’élèvent à près de 90 milliards de dollars.

Cet argent est donc supposé atterrir dans des banques qui offrent des services selon la finance islamique. Étant donné que la peur de tomber dans la Riba, autrement dit l’usure, est la raison principale des réticences d’un grand nombre d’Algériens à utiliser les banques, rapporte Echorouk.

Cette initiative intervient au moment où 6 banques publiques ont lancé des services et des produits conformes à la loi islamique. La dernière en date est la Banque extérieure d’Algérie (BEA), il y a deux semaines. Et la Banque de développement local (BDL). Celle-ci a commencé lundi à faire circuler 9 produits en faveur de la banque islamique au sein de ses agences. Cela, en vue d’atteindre une épargne comprise entre 500 et 800 milliards de centimes à la fin de l’année.

En outre, la généralisation de la banque islamique à travers au moins 50 agences est la prochaine cible de la BDL. D’ailleurs, son directeur général s’est exprimé au sujet de cette ouverture dans l’agence de Staoueli à Alger. Il explique que la banque jouera le rôle de médiateur pour récupérer les fonds paralysés au marché noir. Ce sera par le biais de divers services bancaires islamiques.

La finance islamique se généralise dans les banques en Algérie 

Pour résumer, parmi ces moyens de ressaisir l’argent bloqué dans le marché noir, le D.G de la BDL, Youcef Lalmas, a évoqué les services compris. On notera l’utilisation du principe de la Murabaha. Et des produits d’épargne et de location-acquisition afin de financer des projets et l’acquisition de biens immobiliers, d’appartements et de voitures destinés aux particuliers. Mais également aux professionnels.

Concernant le retard dans le lancement de la banque islamique, à l’instar de El Badil de BDL, l’intervenant l’a attribué aux obstacles de la pandémie de la Covid-19. Puis, il a souligné que la marge bénéficiaire de la BDL sera inférieure à celle des autres banques. Du fait du non-calcul de certaines commissions. En concluant que plus la banque islamique se répand à travers un plus grand nombre de banques, plus la concurrence est grande et les prix plus bas.

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes