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Algérie : La chute du dinar face à l’Euro baissera-t-elle le pouvoir d’achat ?

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Algérie – La monnaie nationale, le dinar, continue de régresser devant les principales devises, l’euro et le dollar en l’occurrence, et ce recul de la valeur, chez la Banque d’Algérie (BA), n’est pas en reste par rapport à l’évolution du pouvoir d’achat.

On s’interroge sur le pouvoir d’achat des Algériens à un moment où dans les cotations officielles de la Banque centrale d’Algérie (BCA), le dinar ne cesse de se faire petit face à un euro qui gagne de plus en plus de la valeur. Selon donc celles de vendredi, publiées hier dimanche par la BA, une unité de la monnaie unique européenne s’échange contre 152,25 dinars algériens.

Le dollar américain, lui aussi, se porte très bien sur le marché interbancaire. Le billet vert remonte face au dinar sur l’échelle des valeurs de la sphère formelle de change. Ainsi, 1 $ équivaut à 128,13 DA. Cette dégringolade de notre monnaie interpelle beaucoup de spécialistes. Ceux-ci parlent d’un recul « automatique » du pouvoir d’achat des citoyens. Il s’agit, d’après eux, d’une évolution « naturelle » du fait de la chute du dinar.

L’Algérie qui importe énormément le fait en menant les transactions avec les devises fortes. Les articles acquis par la voie de l’importation sont facturés et payés en euro. En dollar aussi dans d’autres cas. Alors, il est question là d’un rapport logique très simple. Le consommateur algérien verra, avec le taux de change qui hausse, les produits importés de l’étranger augmenter. C’est de cette manière que le pouvoir d’achat des Algériens serait affecté.

Recul du dinar face à l’euro : Le « bon côté » de l’histoire

Force est de constater que, malgré tout cela, la chute du dinar sur le marché officiel possède quelques éléments positifs. C’est vrai si l’on se résout à regarder la moitié remplie du verre. La racine de tous ces points plutôt « lumineux » concerne le rétrécissement de la fosse entre la tarification officielle et celle parallèle. De là découle bon nombre d’espoirs. Comme celui de voir disparaître le marché noir de change ; ou dans une moindre mesure la fin de la surfacturation des produits d’importation, déjà promise par Tebboune.

Le fait qu’il y ait deux marchés de change, avec un taux particulier pour chacun, joue en faveur des opérateurs ayant droit à la monnaie forte au prix officiel. Préalablement à l’engagement de sa démarche commerciale effective, l’importateur réalise un immense excédent sur les devises obtenues ; et transférées dans un cadre légale.

Cette surfacturation fait que l’importateur recouvre la facture du produit acquis à l’étranger. C’est ce qu’explique le journal électronique TSA. Mais aussi, selon les mêmes propos, cela lui permet d’extraire un surplus qu’il va employer dans d’autres affaires. Il s’agit par exemple d’achat de biens à l’étranger ; ou la revente de ces sommes sur le marché noir avec une marge bénéficiaire adjacent les 70%.

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2 Commentaires

  1. La dévaluation du Dinars était prévisible eu égard à la planche à billet initiée par le gouvernement Ouyahia. Operation decriee a l’époque par des experts. Aujourd’hui Le changement de monnaie est incontournable si l’on veut que le Dinars reprenne sa place . La surliquidite aura à être absorbée car entre les mains de ceux qu’on appelle les beggars qui font des transactions à tout vent sans se faire interpeller ni inquiéter par le fisc. Dès changement de monnaie, les mécanismes bancaires doivent s’imposer avec la multiplication des chèques lors des transactions dépassant l’équivalent de 200 000 DA.

  2. Chaque pays ajuste sa monnaie afin d’endiguer des effets sur l’économie. Mais il y a le rêver de la médaille. Passer le seuil de 155 DA, les conséquences seront désastreuses sur le pouvoir d’achat et nos billets ressembleront plus à du papier. D’ailleurs, la valorisation des salaires en 2008 est pratiquement effacée par un taux d’inflation vertigineux du à l’absence totale de contrôle du marché. 100 000 DA d’aujourd’hui, c’est l’équivalent de 40 000 DA en 2008.

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