Algérie : Chute du Dinar face à l’Euro.. 3 conseils pour se prémunir

Algérie – Un expert en finances propose quelques instruments pouvant permettre aux entreprises de se protéger par rapport au risque de change qui se manifeste par la chute du dinar devant les principales devises, à l’instar de l’euro et du dollar.

Mohamed Haichour et membre du club d’Alger du Centre Algérien de Diplomatie Économique. Il présente, dans une contribution parue sur le site La Patrie News, hier 28 novembre, des pistes, à la lumière de la chute de la valeur du dinar face à l’euro et le dollar, afin que les entreprises se dotent en Algérie d’une certaine immunité. Celle-ci bornera les pertes relatives aux risques de change.

Le spécialiste préconise ainsi de « facturer et payer en devise facilement transférable ». Il précise aussi que « dissocier les opérations de change de celles du commerce extérieur est la seule solution pour que le termaillage soit un outil de couverture efficient ». Par la suite, il ajoute que « “le netting” est un instrument efficace ». Il aide bien à « neutraliser le risque de change ».

Dans le but de contourner les pertes potentielles liées au change, l’entreprise algérienne qui effectue des transactions avec des partenaires étrangers, ferait mieux de facturer ou payer en monnaie forte aisément transférable. En outre, la pratique dite de « termaillage » est efficace pour « faire varier les termes des paiements ». Cela permettra « de profiter de l’évolution favorable des cours de change ».

Le spécialiste prône la libéralisation du marché de change 

Cette pratique s’optimisera davantage lors ce que « la Banque d’Algérie procèdera à la libéralisation du marché de change ». La BA fera ça « en dissociant les opérations de change de celles des opérations “Comex” ». De plus et avec le mécanisme appelé « Netting », ou « compensation », l’entreprise exportatrice « limite son risque de change ».

Telle procédé est possible « en compensant les encaissements et les décaissements dans la même unité monétaire. Précisons, par ailleurs, que d’après l’expert laisser le marché s’autoréguler serait plus favorable. Il est, selon lui, beaucoup plus bénéfique aux opérateurs économique en Algérie de laisser flotter la valeur du dinar algérien.

Cela, selon la loi « naturelle » du marché qui est l’offre et la demande. La dépréciation de la monnaie nationale continue d’affecter lourdement les entreprises algériennes. Mohamed Haichour espère que la BA renonce à sa politique « interventionniste » en matière de taux de change

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