Algérie : « Changer les billets de banque est une nécessité », estime un expert

Algérie – Le dinar algérien peine toujours à remonter la pente face aux devises fortes, c’est pourquoi un économiste estime que changer les billets de banque est une option nécessaire, voire le seul moyen pour se sortir de cette crise financière. 

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En effet, ce samedi 27 mars 2021, un économiste algérien a accordé un entretien au média en ligne Algérie Maintenant. Il s’agit du Pr Hamdani Mohamed. L’enseignant à l’Université d’Oran 2 s’est exprimé sur la crise multidimensionnelle qu’endure actuellement notre pays. Il a alors déclaré que changer les billets de banque serait un des moyens les plus efficaces pour faire face à cette crise en Algérie. 

C’est en tout cas ce que rapporte le média en ligne sus-cité. Le changement de billets permettrait donc d’augmenter la valeur de la monnaie nationale face aux monnaies fortes. L’application de cette mesure contribuerait également à récupérer l’argent qui circule dans le marché parallèle ou au moins une partie de lui. 

| Lire aussi : Changement des billets de banque en Algérie : Voici pourquoi ce n’est pas possible

Le locuteur développe plus son point de vue et présente des solutions pragmatiques pour remédier à la chute du dinar algérien. Sachant que dans les prochains jours, le dinar est appelé à encore reculer de 5%, note le spécialiste.

Hamdani propose alors de changer les billets de 1.000 Da et de 2.000 Da, en premier lieu. Ceux-ci sont, selon le point de vue du professeur, les types de billets d’argent les plus sujets à être gardés et épargnés par les citoyens algériens.

| Sujet connexe : Algérie : « Le changement du dinar n’est pas d’actualité », selon le ministre

Mais cette solution n’est pas encore d’actualité, si on se réfère aux derniers propos émis par le ministre des Finances. Effectivement, Aymen Benabderrahmane a déclaré ce 23 mars 2021 que « l’option de recourir au changement de notre monnaie pour éliminer le marché parallèle n’est pas à l’ordre du jour ».

L’intervenant ne s’arrête toutefois pas à cette unique proposition et suggère d’autres solutions. Il profère ainsi que l’adoption d’une politique d’exportation plus ouverte pourrait arranger la situation économique en Algérie. Cela en plus de moderniser et de numériser le système financier et fiscal. C’est là également ce dont nous informe le même locuteur lors de l’interview en question. 

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