Algérie : Chakib Khelil et Amar Ghoul devant la Cour suprême

Algérie – La Cour Suprême a retenu 14 nouvelles accusations contre l’ancien ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil et l’ancien ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, poursuivis respectivement dans l’affaire Sonatrach 2 et l’autoroute Est-Ouest.

En effet, selon un communiqué rendu public ce 19 février par le procureur général de la République près la Cour Suprême, deux dossiers concernant le traitement des affaires de corruption ont été ré-ouverts et envoyés au conseiller enquêteur de la même juridiction.

« La Cour suprême a reçu deux dossiers envoyés au magistrat instructeur en raison de la présence, parmi les accusés, de personnes jouissant de privilège de juridiction », annonce le procureur dans un communiqué, repris par l’agence de presse officielle APS.

Dans ce contexte, le communiqué a révélé que la première affaire s’agit du scandale Sonatrach 2 impliquant l’ex-ministre de l’Énergie Chakib Khelil. Les poursuites entamées contre lui sont liées à « l’acceptation et l’octroi illégal d’avantages directs et indirects », à « l’accord des privilèges injustifiés » lors de la signature de contrats et avenants conclus au nom de Sonatrach, violant ainsi toutes les règles législatives relatives à la transparence des procédures.

Chakib Khelil est également poursuivi pour « avoir accepté des pot-de-vins de manières illégales » et « de délits internationaux de blanchiment d’argent », a rapporté de son côté le média arabophone Ennahar.

Quant à la deuxième affaire, l’inculpé principal n’est autre que l’ancien ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, cité dans le projet de l’Autoroute Est-Ouest, et accusé d’avoir accordé des avantages indus. Dans le cadre de la même affaire, Ghoul est également poursuivi pour « détournement de fonds, dilapidation intentionnelle de biens et d’argent public, trafic de l’influence et conflits d’intérêts », a indiqué le même communiqué.

Chakib Khelil au cœur des scandales politico-financiers

Il est utile de rappeler que l’ancien PDG de Sonatrach et ex-ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil est considéré comme étant l’un des ministres sous le règne de Bouteflika ayant surpassé tous les records en matière de corruption et de scandales politico-financiers, accumulant l’ahurissante somme de 287 millions de dollars, selon une récent article paru sur le quotidien Le Soir d’Algérie.

Une fortune principalement capitalisée sur la base de « pots-de-vin versés par les sociétés désireuses d’investir dans les hydrocarbures en Algérie », indique la même source, qui explique que l’ancien ministre est demandé par la justice algérienne et ciblé par un mandat d’arrêt international émis par la Cour suprême à son encontre. Exilé aux États-Unis d’Amérique, Khelil a prétexté des soucis de santé l’empêchant de voyager, espérant ainsi fuir à la justice algérienne.

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