Algérie : Cahiers des charges d’importation et montage « côte à côte »

Algérie – Le cahier des charges lié au montage automobile sera rendu public sous peu à côté de celui de l’importation des véhicules, a assuré, le 6 juin dernier, le ministre de l’Industrie Ferhat Aït Ali Braham. C’est de cette manière que les deux cahiers des charges, celui de l’importation de voitures comme celui du montage en Algérie, apparaitront ensemble.

Ferhat Ait Ali Braham, ministre de l’Industrie, a en effet déclaré dans la ville côtière de l’Est de l’Algérie, Annaba, qu’avec « l’autorisation de l’importation des véhicules, nous avons voulu publier le cahier des charges relatif au montage automobile; avec celui de la concession automobile déjà prêt depuis » un trimestre. Les deux cahiers des charges débarqueront donc « côte à côte ».

Il s’agit là d’un choix qui « va nous permettre de clore ce dossier définitivement »; a expliqué l’intervenant. « Dans la construction, poursuit-il, il y a l’industrie mécanique d’une manière générale. Il faut savoir qu’il n’y a pas que l’automobile au sens touristique du terme»; a ajouté le premier responsable du secteur de l’Industrie dans notre pays.

Le ministre a approfondi davantage son traitement de cette thématique en expliquant que « l’automobile va depuis la charrette de l’handicapé jusqu’au char de combat ». Ceci « en passant par le bulldozer et les engins spécifiques », a-t-il noté. C’est « ce qui explique que le cahier des charges ne peut pas être uniforme pour tous ».

Cahiers des charges en Algérie : Quel objectif à celui du montage automobile ? 

Le ministre Aït Ali Braham, en visite à El Hadjar, a poursuivi en soulignant : « Il nous a fallu beaucoup de temps pour travailler sur ce dossier avant qu’il ne soit prêt. D’ailleurs nous avons accéléré un peu avec l’arrivée des nouvelles dispositions de la Loi de finances 2020 »; a fait savoir le membre de l’Exécutif d’Abdelaziz Djerad.

Dorénavant, a clamé l’orateur, « nous favorisons l’importation d’intrants pour les intégrateurs qui représentent le process ». Néanmoins, «si vous venez me dire que j’assure une intégration de 30 ou 40 %, je ne vous démens pas »; a rassuré Aït Ali. « Je ne vous crois pas non plus » ; a-t-il nuancé ses propos tout de même. Il a dit ça à l’égard des investisseurs potentiels dans l’Industrie automobile algérienne.

Ainsi, les prétendus constructeurs doivent « intégrer les matières premières; et les composants de transformation primaire, non-tertiaire ». Nous avons introduit des régimes spécifiques qui ne permettront plus de dérapage ».

Le dernier cahier des charges est élaboré essentiellement dans un but visant de poser les fondements; d’une réelle industrie mécanique dans notre pays. Cela en imposant la fabrication de la carrosserie au niveau local. Cette exigence s’ajoute au taux d’intégration obligatoire d’au moins 30 %.

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