Algérie : le boycott sportif de la Russie pour sa guerre en Ukraine déterre le cas de Fethi Nourine

Algérie – L’appel au boycott sportif de la Russie, depuis que Vladimir Poutine a donné l’ordre à son armée d’envahir l’Ukraine, est dénoncé par un grand nombre de citoyens algériens, qui y voient  une « profonde injustice » envers le judoka Fethi Nourine, lourdement sanctionné après avoir refusé d’affronter un adversaire pour des motifs politiques. Nous vous dévoilons plus de détails à ce sujet dans la suite de notre édition du mardi 1er mars 2022. 

À l’heure où Poutine élargit son offensive sur le territoire ukrainien, le monde du sport s’apprête à refuser d’affronter ses compatriotes et de boycotter toute compétition censée se dérouler sur son sol. Ces démarches tendent à accentuer la pression sur le président russe pour arrêter les combats. Un appel au boycott sportif total de la Russie qui réveille un mauvais souvenir chez certains en Algérie, qui est la sévère sanction infligée à Fethi Nourine. 

C’est connu de tous : les sportifs, de toutes disciplines confondues, ont le droit de s’exprimer, en toute liberté, sur des sujets politiques et sociétaux. Mais seulement sur leurs réseaux sociaux, auprès des médias avant et après des compétitions. Ou encore lors des séances d’entraînement avec leurs équipes respectives. Le règlement leur interdit en effet  strictement de le faire au sein des scènes sportives. 

Ce qui n’a pas empêché, rappelons-nous, le judoka algérien de 30 ans d’adopter une attitude « sportivement inacceptable ». Cela lors des Jeux olympiques (JO) de Tokyo 2021. Fethi Nourine avait alors décidé de renoncer au tournoi, dans la catégorie de – 73 kg. Cela, afin d’éviter d’affronter l’Israélien Tohar Butbul. Il avait justifié sa décision par son engagement à soutenir la cause palestinienne. 

Boycott sportif contre la Russie : les Algériens lancent un coup de gueule sur les réseaux sociaux ! 

Après avoir livré son opinion dans le milieu sportif, Fethi Nourine a écopé d’une sévère suspension de toute activité organisée par la Fédération internationale de judo (FIJ) et ses instances. La sanction s’élève à dix (10) ans. Alors que les règles de la charte du sport de haut niveau interdisent toujours les messages politiques, ces quatre derniers jours ont été marqués par le forfait massif des sportifs en raison de la présence de concurrents russes. 

Pourtant, aucun blâme n’a encore été pris au titre du règlement. Celui interdisant aux acteurs du sport mondial toute forme de protestation. Loin de là, les dirigeants des instances sportives internationales suivent le mouvement. Tous se disent même prêts à contribuer à atteindre l’objectif d’exclure intégralement le sport russe. 

Mais tenir de telles positions est, selon un grand nombre d’Algériens, une injustice. En particulier, envers ceux qui se sont vus exclus. Et ce, pour avoir également soutenu des causes de la paix auxquelles ils tiennent. « Ils agissent différemment lorsqu’il s’agit des causes liées aux populations arabo-musulmanes. Cette politique de deux poids, deux mesures est inacceptable ». Il s’agit là de la manière dont s’est insurgé un internaute sur Twitter. 

D’autres appellent, avec insistance et colère, à la levée de sanction de l’athlète algérien. « Pourquoi Robert Lewandowski et les autres sportifs européens jouissent-ils de l’autorisation de pouvoir refuser de jouer contre des concurrents russes ? Dans ce cas là, il faut aussi immédiatement réintégrer notre Fethi Nourine ». C’est ce qu’on peut en outre lire sur le réseau social à l’oiseau bleu. 

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1 COMMENTAIRE

  1. Maintenant, il faut appeler les Européens par le groupe de l’OTAN.
    Qui sanctionne quand il veut qui il veut, il n y a aucun principes.
    Le cas de , Fethi Nourine qui a écopé d’une suspension de dix (10) ans pour avis politique qui les déplaisent alors que la Russie a été sanctionnée sans considération du même sacré principe: « Non ingérence du politique sur le sport »
    Oui pour nous et Non pour vous.

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