Énergie

L’Algérie a besoin d’un baril de pétrole de 60 dollars pour équilibrer

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Algérie pétrole baril
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Algérie – Selon le ministre de l’Énergie, Abdelmadjid Attar « l’Algérie aurait besoin d’un baril de pétrole d’au moins 60 dollars sur une durée de deux (02) ans afin d’équilibrer son budget ».

Actuellement, le prix du baril de pétrole oscille autour des 46 dollars, ce qui est plutôt positif pour l’Algérie; a soutenu le ministre de l’Énergie, Abdelmadjid Attar ce 30 août lors de son passage sur l’émission LSA Direct du journal Le Soir d’Algérie; cité par le média électronique Algérie Eco. Selon lui, le fait d’avoir gagné pratiquement deux (02) dollars au mois de juillet dernier; « représente une bonne performance par rapport aux mois passés; et par rapport à la conjoncture mondiale ».

« Si on se maintient dans la situation actuelle, on va terminer l’année avec une moyenne du baril nettement supérieur peut-être à 42 dollars ou 43 dollars »; a-t-il avancé. Poursuivant son intervention, Attar a d’autre part expliqué que « cette hausse va permettre d’équilibrer le budget qui a été fait à 30 dollars ».

Néanmoins, a-t-il souligné, « le pays a besoin d’un minimum de 60 dollars le baril sur une période pratiquement de deux  (02) ans ». Cela dit, pour l’ancien PDG de Sonatrach, « atteindre un prix de baril pareil conjugué à tous les efforts qui sont faits; notamment en agriculture, en investissement et en énergie sauvera le pays ».

Pour se faire, il a rappelé l’instruction du chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune; qui consiste à réduire la rente pétrolière de 20%; soit de 98% actuellement à 80%; et « créer de la valeur dans les autres secteurs, à savoir l’agriculture, l’industrie et les services »; a ajouté le ministre.

Le ministre de l’Énergie fait le point sur son secteur

S’agissant de la nouvelle loi sur les hydrocarbures, le premier responsable du secteur énergétique en Algérie a affirmé que cette dernière « est prête mais n’est pas encore entrée en vigueur; car 43 textes d’application ne sont pas encore prêts ». Par ailleurs, il a indiqué avoir mis en place un groupe de cadres qui travaillent en continu; depuis près d’un mois uniquement sur ces textes d’application. 

« Dans son ensemble, cette loi est bonne et n’est pas négative. Mais ce n’est pas suffisant pour augmenter les réserves et augmenter les partenariats. L’essentiel c’est le terrain »; a-t-il estimé. Répondant à une question sur l’état actuel de la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach; Attar a confié l’avoir retrouvée moins efficace. « Elle est dans un état plus ou moins dégradé »; a-t-il dénoncé. 

« Pour dépasser ses défaillances et renforcer sa position, la Sonatrach doit revenir à ses cinq métiers de base; que sont l’exploration, la production, le transport, la commercialisation et la transformation »; a fait savoir le membre du gouvernement.

Pour ce qui est du recours au gaz de schiste ou pas, il a précisé que « le gaz de schiste n’est pas une rente, mais; un appoint pour la sécurité énergétique de l’Algérie au-delà de 2030 ». Il s’agit d’une mesure de sécurité prévenant l’avenir; dans le cas où d’ici dix (10) ans, l’équilibre ne va pas être fait entre énergies renouvelables, économie d’énergie et énergies nouvelles; a-t-il analysé.

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