Algérie : Benbahmed veut numériser l’industrie pharmaceutique

Algérie – Le ministre délégué à l’Industrie Pharmaceutique a exprimé sa volonté de numériser le secteur pharmaceutique, afin de surveiller automatiquement les stocks des médicaments et répondre efficacement à la demande.

Le président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens algériens (CNOPA) et ministre délégué à l’Industrie Pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, s’est expliqué sur la résolution de la problématique de rupture des stocks des produits pharmaceutiques que vit l’Algérie depuis un moment déjà, lors de son passage à l’émission L’Invité de la Rédaction, sur les ondes de la radio Chaîne 3.

Afin de remédier à ce problème qui a longtemps duré, Benbahmed a suggéré de moderniser le secteur « en numérisant l’accès aux stocks, qui est un moyen de contrôle automatique des produits pharmaceutiques ». Les services concernés se sont déjà dirigés vers l’ensemble des opérateurs de l’industrie pharmaceutique afin de s’enquérir de leur niveau de stock en termes de production et d’importation, a fait savoir le ministre délégué à l’industrie pharmaceutique.

Dans le même contexte, Lofti Benbahmed a révélé que la prochaine étape qu’adoptera le secteur pharmaceutique d’ici deux ans sera « la sérialisation ». Une mesure qui pourrait doter chaque boîte de médicament d’une immatriculation de façon à assurer la traçabilité totale du produit médical, à commencer par les psychotropes », a-t-il indiqué.

Nouvelles réformes relatives au à l’industrie pharmaceutique

Au cours du même entretien, Lotfi Benbahmed a confié que certains lobbys du secteur de l’industrie pharmaceutique craignent les nouvelles réformes, travaillant longtemps sans être soumis à une quelconque transparence. L’OMS a mis à disposition des pouvoirs publics chargés du suivi de l’industrie pharmaceutique, un programme informatique qui assure la traçabilité de toutes factures d’importations ou de productions locales, a-t-il révélé, cité par le quotidien Le Soir d’Algérie.

Il poursuit en indiquant que ce dispositif existe depuis 4 ans et regrette la négligence qu’il a connu en raison du refus de certains lobbys du secteur à divulguer leurs travaux et leurs factures grâce aux relations privilégiées entretenues avec les autorités publiques de l’ancien système gouvernemental, qui leur permettaient d’en tirer profit, précise la même source.

S’agissant du renforcement du secteur, le ministre délégué a indiqué que la production nationale en produits pharmaceutiques s’élève à 1.7 milliards de dollars, un chiffre presque égale à celui de l’importation. Cependant, il a révélé que son programme de travail, se concentre sur une politique de disponibilité, de qualité, d’accessibilité et de développement économique. Encourageant l’industrie pharmaceutique à aller vers une production innovante et ainsi se lancer dans l’exportation à l’international.

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