L’Algérie a besoin d’un baril de pétrole de 169 dollars (FMI)

AlgérieÀ en croire le Fonds monétaire international (FMI), le pays a besoin d’un cours du Brent s’élevant à 169 dollars le baril pour remettre sur les rails son économie. 

Le cours du pétrole est en bonne voie pour rebondir au premier semestre après avoir subi les répercussions du Coronavirus. Il s’est nettement amélioré depuis le début de cette nouvelle année. Il est passé de 50 dollars en décembre dernier à plus de 66 la semaine dernière. Censée laisser entrevoir l’espoir, cette nouvelle est encore loin de satisfaire les attentes de l’Algérie qui aurait actuellement besoin d’un baril de pétrole de 169 dollars. 

Cette dynamique des prix pétroliers reste insuffisante pour redresser les finances algériennes. Une économie dont le secteur des hydrocarbures génère la quasi-totalité des exportations. En plus de 40 % des revenus budgétaires, rapporte le quotidien francophone Liberté. Il mentionne l’information dans son édition du 19 avril 2021. 

En effet, la remontée du coût du baril de Brent ne propage pas pour autant un vent d’optimisme comme cela peut paraître. Elle ne concorde aucunement avec la stratégie d’investissement du deuxième producteur de pétrole en Afrique, l’Algérie en l’occurrence. Selon le FMI, il faudrait un cours pétrolier à 169 dollars.

Cette estimation est la seule qui puisse rééquilibrer le budget de notre État dans le courant de cette année, contre 90,4 le baril en 2020. Afin d’échapper à un dépérissement, l’équilibre des comptes extérieurs nécessite, à présent, un prix de 87, 7 dollars le baril. Il s’agit là également des prévisions de l’institution internationale précitée. 

À cet effet, il sied de rappeler le cadrage macroéconomique et financier de la LF 2021. La programmation financière a effectivement retenu un prix fiscal du baril de pétrole autour de 40 dollars américain. Les projections du gouvernement fixent, par ailleurs, un prix du marché de 45 le baril.    

La dette publique algérienne pourrait atteindre près de 66 % du PIB en 2021 

Alors que le gouvernement s’évertue à mieux maîtriser ses déficits, leur accumulation sur plusieurs années a conduit le pays à un environnement économique plus ou moins sombre. Cela puisque le taux d’endettement public est relativement élevé. Alors qu’elle était proche des 50% l’an passé, la dette publique optimale devrait atteindre 66% du PIB en 2021. 

D’après les experts d’ECOtechnics, ce constat reste à l’heure actuelle soutenable. Cependant, l’absence de réforme budgétaire considérable pourra augmenter les risques d’un taux d’accroissement constant. La dette publique est ainsi en passe d’arriver au seuil des 100 %.  « À un horizon de trois ou quatre années », prévoit le cabinet d’études et de conseil. 

Depuis 2017, les ressources du Fonds de régulation des recettes ne permettent plus de combler les manques budgétaires de l’Algérie. Le président Abdelmadjid Tebboune et son gouvernement sont alors tenus de trouver d’autres ressources alternatives et de nouvelles réformes de la gestion publique. Un changement stratégique qui permettra à l’économie nationale d’être résiliente et plus résistante aux chocs et perturbations majeurs. 

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