Algérie : la banque BADR se lance dans la finance islamique

Algérie – Dans le cadre du renforcement de sa solidité bancaire et financière, la Banque d’agriculture et de développement rural (BADR) s’aventure dans le monde de la finance islamique. 

La finance islamique incarne la nouvelle stratégie portée par la Banque d’agriculture et de développement rural (BADR) pour la réalisation des objectifs de développement durable en Algérie. Sans perdre de vue son but primordial, l’établissement commercial algérien arrime déjà cette thématique à sa politique bancaire. Nous vous en apprenons plus sur ce nouveau projet, aujourd’hui 20 juin 2021. 

La BADR compte en effet élargir son activité à la finance islamique. Elle se dévoue entièrement à sa nouvelle stratégie en dotant une centaine de ces agences de nouveaux  guichets. Des bureaux qu’elle consacre à ce mode de financement répondant aux impératifs de la charia. « Depuis le mois de mai dernier, sept (7) filiales ont été dotées de ce genre de prestations. En ayant la perspective d’atteindre la trentaine d’ici la fin du mois courant ».

C’est ce qu’a claironné le secrétaire général de l’entreprise bancaire susnommée. Rachid El Metnnani s’est alors exprimé en marge de l’ouverture d’un guichet dédié à la finance islamique au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou. Il s’est manifesté auprès de l’APS. La mise en place de cette huitième succursale répond, souligne le même locuteur, au besoin et au potentiel économique de la ville de Genêts.  

La finance islamique : un outil à exploiter pour une stabilité financière et croissance économique 

Après avoir mis en évidence les principales difficultés qui font obstacle à son développement, la BADR préconise une nouvelle mesure. Un nouveau plan qu’elle considère comme étant susceptible de promouvoir l’accroissement de ses revenus. La banque commerciale algérienne a dressé un panorama général des problèmes soulevés avec une seule issue en ligne de mire. Il s’agit de la finance islamique

Un mode de financement qui, aux yeux de son secrétaire général, est très connecté à l’économie réelle du pays. Il contribuera, émet-t-il, sans nul doute à l’amélioration de la stabilité du secteur financier. À cet effet, la BADR prévoit l’ouverture plus élargie des guichets. Elle adopte cette stratégie en vue d’accroître l’efficacité de la finance islamique et mettre entièrement à profit sa capacité d’absorber les chocs financiers

« Nous prévoyons, dans une première phase, l’ouverture des guichets au niveau de 4 établissements de chaque région du pays ». Il s’agit là d’une déclaration qu’a faite Rachid El Metnnani. Ce dernier a ainsi fait savoir que ce programme d’extension couvrira l’ensemble des wilayas, y compris, les nouvelles, d’ici la fin 2022. 

Mais pas uniquement ! Le locuteur s’attend à ce que ce nouveau projet aménage une quinzaine (15) d’agences dédiées exclusivement à la finance islamique. « Selon les possibilités et durant cette même période ». Le SG a, par ailleurs, fait état de plus de 400 millions de dinars collectées en l’espace de deux mois. Des indices forts encourageants à travers les sept (7) agences dotées de ce genre de guichet, a-t-il estimé.  

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes