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Algérie : Baisse de la somme en Devise sans déclaration douanière.. Ce que disent les experts

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Algérie – Le gouvernement, à travers la LFC 2020, a abaissé la somme en devise soumise à la déclaration douanière. La mesure a soulevé l’intérêt de l’opinion publique et l’expert Nabil Djemaâ s’est penché sur la question dans un entretien avec El Khabar.

L’expert judiciaire en opérations financières et bancaires, Nabil Djemaâ, s’est exprimé sur les répercussions de la récente baisse de la somme minimale en devise soumise à la déclaration lors des entrées/sorties aux niveaux des douanes nationales; dans un entretien accordé au quotidien algérien El Khabar dans son édition de ce 20 mai. Cette révision, pour rappel, a fait passer le montant en question de 5.000 euros (LF 2020) à 1.000 euros (LFC 2020); et ce, en l’espace de cinq mois.

Selon l’économiste, la réduction de la somme en devises autorisé lors de ses déplacements depuis et vers l’Algérie va engendrer des « répercussions néfastes » sur l’économie nationale. Cette condition risque de ralentir et contraindre l’entrée des capitaux étrangers pour investir en Algérie. D’autant plus que ces derniers représentent les principaux facteurs liés à l’investissement étranger; a expliqué l’expert en économie.

La mafia de la devise dans le collimateur

D’autre part, l’expert en opérations bancaires a reconnu que cette mesure permet de réduire progressivement la contrebande et la fuite des devises, en particulier vers l’Espagne, la Turquie, Dubaï ou encore d’autres pays. Néanmoins, à lui seul, ce dispositif ne peut freiner « les lobbies » des devises qui s’adaptent à chaque fois à toutes les situations où de nouvelles lois et législations sont votées, a signalé Djemaâ.

« La mafia de la contrebande des devises aura tendance à s’orienter vers la corruption administrative; et ce en versant des pots-de-vin aux frontaliers qui permettraient aux voyageurs de faire passer la somme en devises souhaitée », a avancé l’intervenant; regrettant l’absence de moyens efficaces de contrôle et de transparence.

En outre, l’expert Nabil Djemaâ, a appelé le gouvernement à trouver des solutions efficaces afin de limiter la contrebande et la fuite des devises. Ceci sera possible, selon lui, en créant des bureaux de change tout en atténuant les restrictions qui leurs sont imposés. A terme, cette stratégie éliminera progressivement le marché noir de la devise en Algérie, a-t-il conclu.

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Mellah hocine Auteurs de commentaires récents
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Mellah hocine
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Mellah hocine

Tres clair que cette contribution de l’expert Nabil Djemaa qui nous renseigne sur l’état comateux d’un secteur qui est entré les mains de véritables barons. Les barons de la devise sont incrustés dans les mailles de ce système qui ne veut pas se réformer. Les institutions Étatiques sont toutes soumises à leur diktat , soumises car la corruption reste leur véritable outil . Une corruption qui avait touché les plus hauts responsables de ce pays , alors comment voulez vous que ce mal puisse disparaître. Effectivement, des affaires touchant aux douaniers ont été monnaies courantes , malgré des opérations ponctuelles… Lire la suite »