Algérie : Baisse du montant en Devise à déclarer.. La Douane précise

Algérie – La Direction Générale des Douanes s’est expliquée sur la baisse du montant en devise autorisé sans déclaration auprès des services frontaliers, à l’entrée ou à la sortie du territoire national. Cette revalorisation a été « imposée par la conjoncture financière difficile que traverse le pays ».

Le passage du montant minimum en devise soumis à la déclaration douanière; lorsqu’un voyageur algérien franchit la frontière à l’entrée ou à la sortie, est passé en cinq (5) mois de 5.000 euros, conformément à la LF 2020 à 1.000 euros; ou à son équivalent en devises, dans le cadre de la Loi de Finances Complémentaire 2020.

Les membres de la Commission des Finances et du Budget de l’APN, ont exprimé leur étonnement face à la révision de ce montant minimum en quelques mois. Une telle mesure nuirait « à la crédibilité du pouvoir législatif »; ont-ils déclaré. À cet égard, le Directeur Général (DG) des Douanes, Noureddine Khaldi, a fourni ce 20 mai, quelques explications lors du débat du P-LFC 2020, devant la Commission susmentionnée. 

Selon ses déclarations, rapportées par l’APS; cette révision est intervenue en raison de la conjoncture financière difficile que traverse le pays. « La conjoncture financière actuelle impose un durcissement en matière de circulation des flux financiers en devises »; a avancé le responsable des Douanes, promettant de revoir cette mesure si toutefois à l’avenir, la situation du pays sur le plan économique et financier venait à s’améliorer.

L’augmentation du montant minimum en devises à déclarer a-t-elle porté ses fruits ?

Selon la même source, plusieurs députés ont jugé positif la décision initiale relative à l’augmentation du seuil à 5.000 euros; estimant que celle-ci a évité les désagréments causés aux citoyens Algériens, en leur assurant de couvrir suffisamment leurs besoins en devises, lors de leur séjour à l’étranger. 

Ce rehaussement a également prouvé son efficacité, en particulier, durant ces deux derniers mois, alors que beaucoup d’Algériens sont bloqués dans des pays étrangers. En effet, de nombreux Algériens ayant voyagé avant la suspension du trafic aérien ont pu préservé leur dignité à l’étranger, ont-ils constaté.

De son côté, et dans sa réponse aux députés, le DG des Douanes a reconnu qu’en effet, le seuil de 5.000 euros a été accueilli favorablement par les citoyens. Néanmoins la nouvelle réalité économique du pays ne permet pas de le garder.

Le marché noir des devises pointé du doigt

En conclusion les membres de la Commission ont noté qu’il aurait été plus convenable d’accélérer les réformes bancaires en les modernisant. Ils préconisent à cet effet, de mettre en place des solutions radicales face à l’économie parallèle et au marché informel des devises.

Il convient de souligner que la baisse de la valeur du dinar face à l’Euro et l’érosion des réserves de change de l’Algérie; a sévèrement aggravé le déficit du Dinar Algérien et des devises; favorisant le recours au marché informel des monnaies étrangères. Cette conjoncture économique a poussé, entre autres, le gouvernement à revoir le seuil du montant minimum en devises à déclarer aux frontières.

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