ANSEJ, CNAC, ANGEM : 18.000 bénéficiaires réclament l’amnistie

Algérie – 18.000 bénéficiaires des dispositifs de ANSEJ, CNAC et ANGEM ont lancé un appel d’aide au président Tebboune, qui a promis de les amnistier des poursuites judiciaires.

Les bénéficiaires des projets dans le cadre des dispositifs des financements de l’ANSEJ, CNAC et ANGEM, menacés de poursuites judiciaires en conséquence aux dettes amassées par l’emprunt des organismes, ils envisagent prochainement d’aller vers une marche pacifique, a rapporté le média arabophone Echorouk.

En effet, selon e porte-parole des porteurs de projets sous différentes formules, Redouane Roukas, pas moins de 18.000 bénéficiaires prévoient d’organiser le 26 mars prochain une manifestation pacifique devant le ministère de la Justice, suivie d’un rassemblement devant le ministère des Start-ups et des incubateurs avant de rejoindre plus tard le palais d’El Mouradia pour remettre une lettre au président de la République, Abdelmadjid Tebboune pour réclamer l’amnistie générale de leurs dettes, indique la même source.

Selon le porte-parole, les victimes souffrent en silence, ajoutant que d’autres sont entrés en dépressions par peur d’être emprisonnés. Il a rappelé par la même occasion la promesse d’Abdelmadjid Tebboune faite lors de sa campagne électorale où il affirmait qu’ils ne seront pas touchés et qu’une seconde chance leur sera accordée. Redouane Roukas insiste sur le fait que l’octroi de fonds avait été mal étudié pour la création des institutions économiques. 

Les bénéficiaires proposent des alternatives pour être acquittés des poursuites judiciaires

« L’attribution du financement de l’ANSEJ, de la CNAC et de l’ANGEM a été élaborée par une politique défaillante, en défaveur des bénéficiaires », a regretté Roukas. De plus, l’octroi aléatoire des autorisations, le manque de gestion et de suivi par des experts économiques est la cause principale de l’échec des projets des jeunes attributaires, a soutenu le porte-parole.

En guise de réponse à ce différend, les attributaires de projets qui n’ont pas réussi à rembourser leurs dettes fiscales se verront accorder une année de plus, à condition qu’ils prouvent leur motivation. Il seront ainsi exemptés de 70% de la valeur du prêt contre le paiement des 30% restants durant 20 ans, indique Echorouk.

S’agissant des bénéficiaires qui ont réussi leurs projets, une mesure d’encouragement et de motivation leur serait accordée, a précisé la même source, qui précise que « l’initiative demande de leur accorder le droit d’étendre leurs projets et de bénéficier d’un rabais de 10% du prêt ».

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