Algérie : Un ancien ministre appelle à juger Bouteflika

Algérie – Un ex-ministre appuie l’idée de juger le président déchu Abdelaziz Bouteflika, estimant qu’il a une part de responsabilité non-négligeable dans les scandales de corruption.

Invité dans la soirée du 27 février au programme télévisé Studio El Djazair par la chaîne médiatique El Bilad, l’ancien ministre de la communication et diplomate, Abdelaziz Rabahi a réagi à l’actualité politique en Algérie, et a appelé au jugement du président déchu Abdelaziz Bouteflika.

En effet, selon Rahabi il serait inévitable à tout chef d’État partout dans le monde, d’échapper aux autorités de la justice dans le cas où le pouvoir en question estime que ce dernier doit répondre à un appel juridique. « L’ancien président Abdelaziz Bouteflika a sa part de responsabilité dans les affaires de corruption, par conséquent il devrait être soumis à un procès », a-t-il expliqué.

Il rappelle d’ailleurs la période où certains hauts responsables avaient dénoté l’incapacité du président à diriger le pays. Ces derniers ont été traités d’ennemis de la nation, regrette-t-il, expliquant par ailleurs, que la part de responsabilité politique reprochée à l’ancien président n’est autre que son manque de considération à dénoncer la corruption qui l’entourait durant 20 ans.

Un jugement « symbolique » de Bouteflika

« Ce qu’il lui faudrait c’est un jugement symbolique et non une incarcération car sa santé ne lui permet pas plus que cela. Pour ce qui est de l’immunité dont dispose un président, celle-ci ne concerne que ses fonctions politico-présidentielles et non pas la corruption », a précisé Rahabi. 

L’ex-diplomate explique en outre, qu’il est nécessaire de se référer aux nombreuses déclarations des anciens ministres de Bouteflika qui ont avoué devant la justice « avoir octroyé des crédits sous ordre du président de la république, ce qui représente une responsabilité politique ». Il estime dans ce sens, que l’Algérie est parmi les rares pays « qui n’ont jamais pendu, ni jugé ou fait exiler leur chef d’État ».

Concernant les procès et poursuites judiciaires établis ces derniers mois, l’ancien ministre a jugé bon de croire en la justice Algérienne. « Je suis plutôt confiant quant au pouvoir de la loi, en cas de preuve de toute fraude ou corruption chaque individu sera jugé comme il se doit par les autorités concernées », préconise-t-il.

https://www.facebook.com/elbilad/videos/725678157964437/

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