Algérie : Amar Ghoul réfute les accusations de corruption à son procès

Algérie – Lors de son procès dans l’affaire Haddad, Amar Ghoul vient de comparaître devant le tribunal Abane Ramdane, en réfutant les divers faits de corruption que lui reproche la Justice algérienne.

L’ancien ministre des Transports et Travaux publics sous l’ère du président déchu, a en effet comparu devant le juge cette après-midi. Pour montrer qu’il n’y était pour rien, il s’était plaint devant les magistrats de son statut de « subordonné. C’est-à-dire quelqu’un qui avait les « mains liées ». Amar Ghoul rejette lors de son procès toute accusation de corruption survenue dans l’Algérie de l’ancien chef de l’État. 

Amar Ghoul a refusé donc les accusations de corruption ayant secoué l’Algérie et s’est présenté durant son procès comme innocent.  « Je n’avais pas le pouvoir de m’opposer à Abdelaziz Bouteflika! », a-t-il lâché comme argument de défense selon ce qu’a rapporté ce mercredi le quotidien national Le Soir d’Algérie.

Ghoul a répondu aux charges retenues contre lui. En premier, celles concernant l’octroi d’un contrat pour réaliser l’entrée de l’aéroport en 2013. Le bénéficiaire était le groupe de travaux publics appartenant à l’homme d’affaires Ali Haddad (ETRHB); rapporte ce 24 juin le journal algérien El Khabar.

Corruption en Algérie : Ce qu’a dit Amar Ghoul dans son procès

L’ex-ministre et chef de parti (TAJ) a déclaré à ce sujet que le Conseil du gouvernement s’est réuni en 2013. C’était pour préparer le sommet arabe, où il a été convenu de lancer les travaux de l’entrée de l’aéroport d’Alger. Le ministère des Travaux publics et des Transports a été chargé de ce projet, qui devait être achevé dans un délai de 6 mois.

Le directeur des travaux publics de la wilaya d’Alger a élaboré un rapport n ° 27.01. Selon ce document, explique Ghoul, il était impossible de réaliser l’entrée de l’aéroport en 6 mois dans le cadre des procédures ordinaires. Il fallait par conséquent aller vers celle d’urgence.

Le ministre des Finances n’a fait preuve, d’après Ghoul, d’aucune objection. La Commission nationale des marchés publics aussi. « Où est ma responsabilité de tout ça ? », s’est demandé Amar Ghoul. « J’ai appliqué la décision du gouvernement », a-t-il ajouté toujours selon le média arabophone.

Ghoul rejoint Ouyahia sur l’octroi en Algérie des marchés publics

 Le tour est venu après de débattre du projet de chemin de fer, Oued Aissi dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Ghoul a souligné à ce registre que le projet était suspendu depuis 32 ans et était. L’accusé a poursuivi en ajoutant qu’il avait informé le gouvernement là-dessus. En ce qui a attrait à la pénalité de retard, Ghoul a assuré qu’il n’était pas ministre du secteur à l’époque.

Ghoul a par ailleurs confirmé la déclaration d’hier d’Ahmed Ouyahia. Les propos de l’ex-patron du RND assuraient que l’octroi de marchés publics se faisait par consentement mutuel; sur ordre de l’ancien président.

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes