Algérie : Ali Haddad éclaboussé par un nouveau scandale politico-financier

Algérie – L’homme d’affaires Ali Haddad aurait bénéficié de financement en devises pour le projet reliant le port de Jijel à l’autoroute Est-Ouest.

Placé en détention provisoire au centre pénitencier d’El Harrach et poursuivi dans plusieurs affaires de corruption, l’ex-patron du FCE et PDG de l’ETRHB est de nouveau éclaboussé par un scandale politico-financier.

En effet, selon le média arabophone Ennahar qui rapporte l’information, Ali Haddad aurait bénéficié à travers son groupe ETRHB, d’avantages financiers relatifs au financement en devises dans le cadre du projet reliant le port de Djen Djen (Jijel) à l’autoroute Est-Ouest.

Le financement en question lui aurait été accordé par l’ancien Ministre des Travaux Publics et député FLN, Abdelkader Ouali, qui est lui aussi dans le viseur de la justice algérienne et ciblé par une demande de levée d’immunité parlementaire émise par le Ministère de la Justice; précise la même source.

Ouali et Haddad au cœur de la tourmente

À cet égard, l’investigation juridique reproche à l’ancien Ministre des Travaux Publics dans le gouvernement Sellal, d’avoir violé les instructions relatives le taux de change, fixé à la date de signature du protocole souligne le quotidien arabophone, qui explique que le partenaire local bénéficie de rémunération en monnaie nationale et les partenaires étrangers, ont bénéficié d’une partie en devise et une autre en dinar algérien, lors de la signature du projet 

La justice demande également à Ouali de justifier les avantages octroyés à Ali Haddad, notamment sur la question de la modification du coût du projet suite à son partenariat avec une société italienne et l’agence nationale des autoroutes (ANA).

Pour rappel, le quotidien El Watan a révélé le 27 janvier un autre scandale financier lié au sulfureux homme d’affaires Ali Haddad. Ce dernier aurait bénéficié, grâce à ses accointances avec le frère de l’ex-président déchu Said Bouteflika, de 452 crédits bancaires, soit 211.000 milliards de centimes, dont 83 % lui auraient été ocrtoyés par les banques publiques.

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