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« Alger n’est pas L’Algérie », un journaliste en colère pour cette raison (vidéo)

Algérie – Alors que le rideau de la scène incroyable qui s’est produite dans un logement de fonction à l’extrême sud du pays s’apprête à baisser, un journaliste algérien ravive une colère sourde sur le sujet et balance : « l’Algérie n’est pas seulement Alger ! ». 

Ombres des nuits de Bordj Badji Mokhtar et de ses ruelles, les murs et une fenêtre cassée d’un logement de fonction, seuls ont assisté et peuvent réciter l’enfer qu’ont vécu quelques enseignantes. Si les syndicats soutiennent les neuf victimes, un bon nombre d’internautes rejettent la faute sur elles. En colère contre cette réaction, un journaliste s’insurge et balance pour leur ouvrir les yeux : « Alger, ce n’est pas l’Algérie ! ». 

Cela s’est passé hier sur le plateau de Sra Ma Sra. En proie à divers sentiments, entre colère, fureur et leurs nuances, Hassan Moali, journaliste au quotidien algérien El Watan, qui se dit « encore choqué », peine à ronger son frein face à une telle réaction. En réponse, il indique que « l’image de la femme algérienne dans les médias, celle qui a accès à tous les postes, ne colle pas à la réalité ». 

« La femme de Bordj Badji Mokhtar en est la preuve irréfutable. Nous ne parlons que sur Alger centre. Quand on parle de la femme, on prend directement celle de la capitale comme exemple. Oui, il y a des femmes qui souffrent à Alger et je ne le nie guère, mais Alger, ce n’est pas l’Algérie. Oran, ce n’est pas l’Algérie. Constantine ne l’est plus », ajoute le journaliste. 

Moali : « On n’est pas plus Algériens que les gens de Bordj Badji Mokhtar »

« L’histoire de la femme de Bordj Badji Mokhtar nous a réveillés. Elle nous a montré la réalité. Des femmes agressées dans un logement de fonction d’un établissement scolaire, où il n’y avait pas de sécurité », rappelle-t-il un peu plus loin. « Sur Facebook, elles ont été critiquées. Pourquoi sont-elles parties travailler au Sud ? Disent certains », raconte-t-il. 

Selon ses dires, l’image de la femme travaillant loin de sa famille, surannée dans plusieurs pays, serait délaissée par quelques internautes algériens qui maitrisent l’art de rejeter la faute sur l’autre. En argumentant, Hassan Moali n’a pas omis de répondre à la question que posent ces internautes mêmes. « Premièrement, ce n’est pas une honte de travailler. 

Deuxièmement, les enfants de Bordj Badji Mokhtar ont droit, comme tous les autres Algériens, à l’éducation. Il n’y a pas d’enseignants dans cette wilaya. Il faut qu’on envoie du Nord. On a tout ce qu’il nous faut ici, mais pas eux. On n’est pas plus Algériens que les gens de Bordj Badji Mokhtar. Ils ont aussi des droits », insiste le journaliste algérien. 

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