Algérie : Ahmed Fattani traîne en justice Issad Rebrab pour récupérer le journal Liberté

Algérie – Ahmed Fattani, ancien Directeur du journal Liberté, réclame la propriété du quotidien francophone dissous par Issad Rebrab. Retrouvez plus de détails à ce sujet dans la suite de cette édition du 20 avril 2022. 

Un nouveau rebondissement survient dans l’affaire de la fermeture du quotidien francophone. En effet, Ahmed Fattani, ancien directeur et membre fondateur du journal Liberté fondé en 1992 en Algérie, s’est mêlé du dossier de ce média fermé par son propriétaire Issad Rebrab. L’actuel directeur du journal L’Expression n’a pas caché son ambition de récupérer le titre. 

Effectivement, après plus de 30 ans d’existence, Liberté a publié le 14 avril dernier son dernier numéro. En dépit des appels invitant son patron, Issad Rebrab, à revenir sur sa décision de fermer le quotidien. Celui-ci est resté sur sa position de faire disparaître ce média du paysage médiatique en Algérie. 

Dernièrement, c’est Ahmed Fattani, co-fondateur et actionnaire du journal, qui s’est exprimé sur la dissolution du quotidien francophone. Lors d’une conférence de presse, le journaliste a annoncé qu’il comptait le récupérer. Il affirme également que ce quotidien lui appartient et s’inscrit en son nom. Il s’agit en tout cas de ce que rapporte le site La Patrie News.

Journal Liberté : affaire à suivre en justice 

Dans le même sillage, Ahmed Fattani accuse l’homme d’affaire d’avoir anticipé la fermeture du journal. Cela après qu’il a perdu la bataille juridique. Le journaliste estime que Rebrab a menti aux travailleurs et à l’opinion publique. Il s’interroge alors pourquoi le richissime homme d’affaires n’a pas évoqué la décision de la justice ? 

Fattani assure que le 8 mars 2002, le tribunal de Chéraga a invalidé une réunion tenue à Paris, en janvier 1995, entre les fondateurs de Liberté et Rebrab. À l’issue de laquelle ce dernier s’est approprié le journal. Depuis, le journaliste Fattani livre à Rebrab une bataille judiciaire. Maître Nadjib Bitam, qui accompagnait le journaliste lors de ce point de presse, affirme qu’aux yeux de la loi, le seul propriétaire de Liberté est bien Fattani. 

Par ailleurs, l’avocat et son client ne perd pas espoir de remporter la bataille judiciaire qui reste pour récupérer la propriété du journal fermé. Pour mémoire, Dans la dernière édition de Liberté, Issad Rebrab a expliqué les raisons de sa décision. Il a alors évoqué les difficultés financières que traverse le journal

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes