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Algérie : Les agences de tourisme appellent à l’ouverture des frontières

Algérie – Alors que les frontières du pays demeurent fermées jusqu’à présent, les opérateurs du tourisme appellent à l’ouverture de ces dernières et à la suspension des allers-retours depuis et vers l’Algérie.

Près de six (06) mois se sont écoulés depuis la fermeture des frontières de l’Algérie en mars dernier, par mesure de prévention contre la propagation de la pandémie du Coronavirus, ce qui n’a épargné aucun secteur, et en particulier celui lui du tourisme, dont la relance repose sur l’ouverture des frontières, selon certains.

En effet, alors que la majorité des secteurs et commerces ont progressivement entamé la reprise de leurs activités, ce n’est pas le cas des agences de voyages; bien qu’ils soient autorités par l’État à reprendre du service. Au bord de la crise, des voyagistes ont témoigné auprès du quotidien Algérien, Liberté; dont les propos sont rapportés dans son édition de ce 1er septembre.

« La reprise du service pendant que les hôtels et les frontières étaient fermés n’était pas possible; sans oublier que même le déplacement entre wilayas était suspendu »; se sont plains de nombreux voyagistes. Par ailleurs, certains soutiennent « qu’il est actuellement difficile pour les hôtels; de reprendre le cours normal des choses bien qu’ils soient autorités à recevoir des clients ». 

Pour sa part Bachir Djeribi, président du Syndicat national des agences de voyages (SNAV); a indiqué que les opérateurs de la filière voyages et tourisme « se sentent abandonnés et s’impatientent quant au plan de sauvetage promis par l’État; dont la concrétisation tarde à venir ». Selon lui, la situation devient intenable. « Il faut que les autorités concernées interviennent; afin de soulager le secteur de l’impact de la crise sanitaire »; a-t-il confié à notre source.

Les agences de voyages appellent à l’ouverture des frontières car « le tourisme local est une peine perdue », selon certains voyagistes

D’après l’organe de presse écrite cité ci-dessus, les agences de voyages emploient au minimum 25.000 agents. Au grand regret de ces derniers, les patrons de ces établissements ne peuvent plus assurer leurs salaires. « Nous avons beaucoup de charges en plus des salaires; alors que nous n’avons gagné aucun centime depuis mars 2020 ». De plus, « nous ne disposons d’aucune visibilité quant à une éventuelle reprise imminente de l’activité », a regretté Sofiane Benali, patron de l’agence SOS Travel d’Hydra.

Voulant rattraper leurs pertes considérables, les propriétaires des agences de voyages ont opté pour l’organisation de programmes touristiques au niveau national. Néanmoins, ils estiment « qu’il n’y a pas d’infrastructures qui répondent à leurs attentes et à celles de leurs clients ». De son côté, Ali Yahi, directeur de l’agence Bicha Voyages de Bab El-Oued, a déclaré au journal francophone que « l’heure est grave ».

S’agissant de faire du tourisme local, Ali Yahia a expliqué que ce n’était pas possible; « car les conditions ne sont pas réunies, c’est peine perdue »; a-t-il fait savoir. Affirmant avoir essayé de le faire, il a souligné n’en récolter que des miettes. Dans ce contexte, il a réclamé l’ouverture des frontières, qui pour lui demeure l’unique moyen d’arrêter la saignée. 

Notre source a d’autre part révélé que beaucoup d’agences ont retiré leurs cautionnements déposés au niveau d’Air Algérie pour la billetterie. « Les banques n’ont toujours pas été instruites pour faciliter l’octroi de crédits d’exploitation. Le paiement des taxes se poursuit le plus normalement du monde, alors qu’il n’y a aucune activité »; a commenté pour sa part, Hemza Baba Aïssa, patron de Gouraya Tours (Béjaïa).

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