Immobilier

« Plus de 7.000 Algériens ont acquis de l’immobilier illégalement » en Espagne, selon un député

1
immobilier espagne
S'abonner :

Algérie – Quelques 7.000 algériens possèdent un patrimoine immobilier en Espagne; dont les opérations d’achat se sont effectuées en devise de manière illicite. C’est en tout cas, ce qu’a affirmé un député élu à l’APN.

Un des élus de l’APN propose de lutter contre les transferts illicites de devise permettant l’acquisition de l’ immobilier à l’extérieur du pays, y compris en Espagne. Il s’agit du député Lies Saadi du Front de libération nationale (FLN). Il faudrait selon lui, se tourner vers les grosses sommes en devise traversant nos frontières de façon illégale. Ces fonds faramineux servent à acheter des résidences à l’étranger.

L’agence de presse APS a rapporté les déclarations de Saadi : « Durant 15 ans, des Algériens ont transféré des sommes importantes pour l’acquisition de biens immobiliers à l’étranger. En Espagne, ils sont plus de 7.000 Algériens à disposer d’habitations de manière illicite ». Ces citoyens ont procédé à l’achat en faisant sortir de l’Algérie des fonds en devise « dissimulés ».

Cette pratique est d’autant plus nocive avec le contexte actuel de délabrement des réserves nationales de change. « Les autorités devraient plutôt s’intéresser à ces personnes pour récupérer l’argent détourné », insiste le cadre du FLN et élu à l’Assemblée nationale populaire. Au sein de cette dernière, les débats autour du projet de la LCF 2020 ont connu une accentuation considérable.

La baisse du montant en euro autorisé sans déclaration bannira-t-elle la fuite de la devise ?

 Les parlementaires de l’APN ne considèrent pas de bon œil la baisse par le PLFC 2020 du montant en euro autorisé sans déclaration douanière; soi-disant pour empêcher la fuite des ressources en monnaies fortes. La Loi de finances complémentaires aurait dû se concentrer sur un autre angle de vue. C’est du moins ce qu’espèrent les membres du Parlement

Le problème lié à la fuite en question se situe bien ailleurs. Les citoyens qui transportent des sommes de devises limitées dans les avions ne pourraient pas en être la cause. Celle-ci se positionne en réalité dans les canaux de transferts clandestins de taille énorme. Ces circuits « sombres » transportent des sommes en devise pour entre-autres acheter des logements en Europe et un peu partout à travers le monde.

Ladite réduction qui ramenant le montant autorisé de 5.000 à 1.000 euros ne répond pas d’après Lies Saadi à la problématique de fuite de la devise. Il a par conséquent mis en exergue « l’inutilité » d’une telle mesure en invitant à son annulation. 

Algérie : Contaminations, morts, guéris.. Bilan du Coronavirus au 27 mai

Article précédent

Algérie : Belmehdi réagit à la suspension de Cheikh Chemseddine

Article suivant

Lire aussi

S’abonner
Notifier de
guest
1 Commentaire
Anciens
Récents Les + votés
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Mellah hocine

Voilà , au moins , quelqu’un de vrai, il a mis le doigt dans le mil. Les transferts illicites se sont fait durant les années de « tbakhchich » d’un certain fakhatouhoum. C’était pourtant l’époque où l’Algérien lambda pouvait faire sortir 1000 Euros sans déclaration, mais il existe bel et bien , des Algériens dont la PAF ou la douane n’est qu’une passoire large. Le maintien du PDG de l’aéroport durant plusieurs années n’est pas étranger à cette situation. Le sort de tous ces biens mal acquis ne peut qu’être pris en charge par les services de sécurité , un corps encore… Lire la suite »