Algérie : plus de 600 haragas interceptés en Espagne

Algérie – Plus de 600 haragas ont été capturés par la Garde civile en Espagne. L’immigration clandestine continue de s’abattre sur les côtes espagnoles. On vous en parle, ce mercredi 15 septembre 2021.

Depuis samedi dernier, plus de 700 haragas, dont 90 % viennent d’Algérie, ont été interceptés en Espagne. Un chiffre très élevé qui fait froid dans le dos ! En vrai, ce fléau d’immigration clandestine n’a jamais cessé. Bien au contraire, ces dernières années, il ne fait que s’intensifier. 

En effet, les chiffres nous viennent de la part de Francisco Jose Clemente Martin. Il s’agit d’un volontaire au sein du Centre international d’identification des migrants disparus (CIPIMD). En outre, il est notamment membre de l’ONG Heroes Del Mar. Par ailleurs, c’est à travers son compte Facebook que Francisco a alerté de ce flux migratoire.

À bord de 60 embarcations artisanales, hommes, femmes et enfants, ont pris le large pour rejoindre différentes villes espagnoles. Parmi elles, Almería, Murcia, Alicante et les îles Baléares. Toutefois, il ne s’agit encore que des chiffres connus.

En vrai, le rapporteur a précisé que ceux qui n’ont pas été interpellés par la Garde civile pourraient être plus nombreux. Donc, ce nombre pourrait encore s’élever les jours à venir. Par ailleurs, le nombre de personnes qui ont dû disparaître en mer n’est malheureusement pas encore connu. D’autre part, l’ONG CIPIMD a reçu plus de 1.200 messages d’alerte. À cet effet, elle a tenté de sauver 11 embarcations en situation d’urgence.

Immigration clandestine : la politique européenne remise en cause

Au-delà de ces chiffres vertigineux, la Cour des comptes européenne sur l’immigration irrégulière en a précisé des choses. Et ce, dans son dernier rapport publié lundi passé. En effet, l’instance européenne a déclaré que la coopération de l’UE avec les pays tiers a manqué d’efficacité. 

À cet égard, le responsable de ce rapport, Leo Brincat, a affirmé que « le système de retour de l’UE pâtit d’un manque d’efficacité tel qu’il produit l’effet inverse de celui escompté ». Selon ce même responsable, le système en place encourage plus qu’il ne décourage la migration irrégulière.

D’autre part, le même rapport indique que le faible nombre de retours de migrants en situation irrégulière s’explique par « la coopération difficile avec leurs pays d’origine ». En vrai, note le même orateur, l’UE manque cruellement de synergie et ne parle pas toujours « d’une seule voix » aux pays tiers. Cette faiblesse se traduit alors, selon lui, par la difficulté du processus de négociation.

Si on se réfère aux chiffres, ledit rapport a indiqué que moins d’un sur cinq (1/5) rentre effectivement dans son pays d’origine. Alors qu’environ 500.000 migrants en situation irrégulière venus de pays tiers reçoivent l’ordre de quitter le territoire de l’Union européenne. Un processus qui se répète chaque année, et ce, depuis 2008, dit-il.

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