Aïd El Kebir 2020 en Algérie : Voici pourquoi les prix du bétail flambent

Algérie – Un membre de la Fédération nationale des éleveurs (FNE) s’attend à ce que les prix des moutons de l’Aïd El Kebir (El Adha) 2020 augmentent de 10 % par rapport à 2019. Voici pourquoi.

Mohamed Boukarabila prévoit en effet une hausse des prix des moutons en Algérie pour l’Aïd El Kebir 2020. Une augmentation à hauteur de 10 % en comparaison avec l’année dernière. Les motifs derrière un tel flambement ont été exposés dans l’entretien du membre de la FNE; accordé au quotidien algérien El Bilad et paru hier samedi.

L’orateur attribue la raison des prix élevés à la crise sanitaire du coronavirus. Mais aussi au grand nombre d’intermédiaires qui ont saisi l’opportunité de cette récession sur le marché. Ils ont ainsi acheté ce qu’ils pouvaient de bétail pour les revendre à des prix qu’ils choisissent librement. Mais il y a aussi la sécheresse que les différentes wilayas ont connu. Cela a provoqué une multiplication du coût des aliments pour le bétail. 

Boukarabila a souligné que la fermeture des marchés hebdomadaires du bétail; et les mesures de confinement haussent les prix des animaux sacrificiels. La période ait été témoin d’une baisse des fêtes et des mariages et même du retour des expatriés. Paradoxalement, cela a donné l’occasion aux courtiers d’acquérir du bétail à des prix relativement bas; Pour ensuite les proposer à la vente à des prix beaucoup plus élevés.

Aïd El Kebir en Algérie : Un mouton de 25.000 DA en 2019 grimpant à 35.000 DA en ce 2020 ?

L’intervenant mis en garde contre le retour des intermédiaires comme à chaque année. Il poursuit en indiquant qu’ils sont la principale cause de la flambée des prix; et non l’éleveur. Le gouvernement ne se souvient de ce dernier qu’occasionnellement, regrette Mohamed Boukarabila. Selon lui et pour le reste de l’année, l’éleveur demeure livré à lui-même.

Pour revenir à la hausse des prix, l’interlocuteur du journal arabophone l’estime d’une valeur de 10.000 dinars pour une tête de bétail. C’est-à-dire un million de centimes. L’équivalent d’un mouton vendu à 25.000 dinars sera offert cette année au prix de 35.000. C’est ce que prévoit Boukarabila. En outre, il révèle que les courtiers ont acheté des quantités de bétail qu’ils ont engrossé avec des aliments pour volaille. Ceci dans le but de vendre cher.

Le ministère de l’Agriculture doit par ailleurs assumer sa tâche de régulation du marché aux bestiaux; estime le membre de la Fédération des éleveurs. Cependant, celui-ci s’attend à ce que les prix se stabilisent entre 25 et 35.000 dinars. Mais cela ne serait possible que dans le cas où le marché connaîtrait un recul de la demande.

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes