Aïd El Kebir 2020 en Algérie : Les prix flambent à cause du Coronavirus

Algérie – La Fédération nationale des éleveurs (FNE) a révélé qu’une augmentation de la demande et une diminution de l’offre d’animaux sacrificiels, en raison de la fermeture en Algérie des marchés aux bestiaux à cause du coronavirus, ont entraîné une hausse significative des prix des moutons de l’Aïd El Kebir (Adha) 2020.

Dans certaines wilayas, les prix du mouton atteignent 60.000 dinars. La cause est en effet la forte demande et la faible offre que la lutte contre l’épidémie a engendré. La Fédération des éleveurs a indiqué que le prix des sacrifices continueront d’augmenter en Algérie avec l’approche de l’Aïd El Kebir pour l’année 2020; à cause de la fermeture des marchés aux bestiaux.

La FNE a également critiqué l’absence des points de vente cette année par crainte des rassemblements favorables à la contagion du virus. Brahim Amrani, vice-président de la Fédération des éleveurs de bétail, a souligné dans un entretien à El Bilad paru hier lundi; que les prix devraient baisser dans les prochains jours; si les marchés voyaient leur réouverture.

L’orateur a insisté sur le fait que la pandémie a renversé la balance cette année. Il n’y a donc ni vente ni achat. Amrani a souligné que les circonstances actuelles pèsent lourdement sur les éleveurs. Ceci parce qu’il n’y a pas d’endroits où vendre leur bétail; et les marchés sont fermés. Ils ne savent plus, selon les mêmes propos, où donner de la tête.

Aïd El Kebir 2020 : Il faut rouvrir les marchés aux bestiaux, clament les éleveurs

Le citoyen se perd également en se demandant où acheter le mouton de l’Aïd El Adha. Le vice-président de la FNE appelle les autorités locales à accélérer l’engagement d’actions; telle que l’ouverture des points de vente. Ces points doivent respecter les mesures préventives; et être dotés d’équipes vétérinaires et celles de sécurité.

Concernant les prix du mouton; le deuxième responsable de la Fédération des éleveurs a déclaré que le marché suit la règle de l’offre et de la demande. « Quand la demande est importante, les prix du bétail augmentent » ; a-t-il avancé. Cela est d’autant plus papables cette année; car elle est exceptionnelle, précise l’intervenant. C’est-à-dire il n’y a pas de points de vente ou des marchés; explique une nouvelle fois Brahim Amrani.

La FNE demande aux walis de revoir leur décision de fermer les marchés. Elle a ainsi demandé leur réouverture. Cette dernière se ferait en coopération avec la gendarmerie nationale et les autorités locales; ainsi qu’avec le ministère du Commerce. Telle collaboration pour assurer la régulation des marchés; et pour veiller à l’application des mesures préventives. De cette manière et d’après les mêmes dires; les courtiers ne seront plus capables d’exercer leur monopole sur le marché.

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