Aïd El Adha en Algérie : Voici le prix du mouton en 2020

Algérie – Le président de la Fédération nationale des éleveurs s’exprime là-dessus. Il a ainsi révélé que les prix moutons de l’Aïd El Adha 2020 en Algérie seront stables. Le paramètre principal d’une telle stabilité est le Coronavirus. Mezroua Belkacem explique en livrant le seuil des prix.

En prévision de l’Aïd El Adha en Algérie, les moutons seront vendus cette année 2020 à des prix stables. Ils ne dépasseront pas 50.000 dinars. C’est le premier responsable de l’organisation syndicale, Mezroua Belkacem, qui l’affirme. Le quotidien algérien Ennahar a recueilli ses propos ce dimanche 7 mai. Ce plafonnement est le résultat de la volonté des éleveurs. Ils visent par là de récupérer les pertes.

Ces dernières ont été entraînées par les mesures du confinement. Pendant la quarantaine leurs ventes ont reculé de plus de 80 %. La cause en est la fermeture des marchés. Le syndicaliste a présenté au média arabophone la raison d’un pareil recul. Il s’agit du report de nombreuses occasions et fêtes. À la tête de celles-ci, les mariages. Ces événements consomment habituellement de grosses quantités de bétail.

Le gouvernement a par ailleurs permis aux éleveurs de reprendre leur activité. Des mesures préventives pour cette période  sont en revanche nécessaires. L’orateur a évoqué l’obligation du port du masque de protection. Que ce soit pour l’éleveur ou son client. Le syndicaliste mentionne également le respect de la distanciation physique. Elle est indispensable sur tous les points de vente.

Mouton de l’Aïd El Adha en Algérie : Les prix hors de portée de l’Algérien moyen ?

Mezroua a assuré du maintien de la marge de bénéfice. Cependant et toujours selon lui, le consommateur ne sera pas affecté. Le représentant des éleveurs algériens souligne leur souci de préserver « la poche du citoyen ». Celui-ci s’est retrouvé chaque année, à l’occasion de l’Aïd El Kebir face à un dilemme. Pour accomplir le rite de sa religion, il fallait souvent qu’il se « ruine ».

C’est vrai que des prix n’allant pas au-delà de 50.000 DA sont mieux que ceux de 2019. L’année dernière un mouton pouvait coûter jusqu’à 90.000 DA. Néanmoins, cet animal reste hors de portée de beaucoup d’Algériens. Des pans entiers de la société ne pourront pas se l’offrir.

Il a fallu pour la stabilisation des prix, l’avènement de la pandémie. Belkacem Mezroua parle d’une énorme abondance de bétail. Le Coronavirus a ramené la demande au point zéro ou presque. Par conséquent, les éleveurs baissent les prix et les plafonnent. L’objectif étant d’attirer les acheteurs. Justement, même ceux-ci ont été impactés par le Coronavirus. La limitation à 50.000 DA des prix du mouton pourrait bien se révéler insuffisante.

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