Aïd El Adha 2020 : Flambée des prix du mouton à une semaine du rituel

Algérie – Le prix du mouton sacrificiel connaît une hausse vertigineuse, ce qui a poussé ses habitants à renoncer à l’achat à une semaine de l’Aïd El Adha.  

En effet, des citoyens de Bordj ont exprimé leur mécontentement face au coût du mouton qui ne cesse d’augmenter; les raisons derrière cette flambée des prix revient aux vendeurs qui ont profité de la crise sanitaire pour fixer un prix qui dépasse les trente mille dinars (30.000). Ce qui le rend inaccessible pour les classes sociales défavorisées, rapporte le quotidien arabophone Echorouk Online. 

Cela étant, certains citoyens ont préféré renoncer au rituel sacrificiel tandis que d’autres Bordjiens; se sont précipités à la hâte pour acheter de peur qu’il y’en ait plus; surtout que les points de ventes habituels sont fermés, a indiqué la même source.

 Cependant, le Président de l’Association de Protection des Consommateurs rassure les citoyens et leur propose même une solution alternative : « Reportez l’achat du mouton jusqu’à la dernière semaine avant l’Aïd car il y a un surplus sur le bétail; les fêtes, les funérailles et les mariages sont annulées et comme les frontières sont fermées; les vendeurs seront obligés de vendre leurs moutons sur place » a expliqué Abdelmadjid Zaidi.

La fermeture des marchés ambulants déroute les maquignons 

Le Secrétaire Générale de l’Association des Commerçants; Mohamed Al Bachir Thabti a annoncé une baisse de 80 % sur les bénéfices des maquignons de bétail, a indiqué le site arabophone Sabq Press. 

Ainsi, ces pertes sont dues à la crise sanitaire actuelle liée au  Coronavirus; qui n’a d’ailleurs épargné aucun secteur économique et qui a fortement impacté sur le pouvoir d’achat du citoyen Algérien. De ce fait, après quatre mois de confinement et sans rémunération fixe pour certains; les dépenses restent limitées et l’achat de bétail ne figure pas dans leurs priorités, selon la même source. 

De plus, les mesures de sécurité qui ont interdit tout rassemblement ont poussé l’Etat à fermer certains points de ventes du mouton notamment dans la capitale; à reporter les fêtes de mariages et à annuler les funérailles ou autres grands rassemblements. 

Rappelons par ailleurs, que ces événements rapportaient beaucoup d’argent aux maquignons et représentaient la majorité de leur chiffre d’affaires. 

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