Aïd El Adha 2020 en Algérie : Le débat sur son annulation est relancé

Algérie – L’alourdissement du bilan épidémiologique dans notre pays survenu dernièrement a mis les verrous à un nombre important de marchés aux bestiaux dans plusieurs wilayas. Le débat sur l’annulation ou pas de la célébration de l’Aïd El Adha 2020 en Algérie est remis aux devants de la scène.

En effet les fidèles s’interrogent en Algérie sur la probable annulation qui pourrait intervenir au sujet de l’Aïd El Adha attendu pour la fin de ce juillet 2020. Les uns estiment que la santé publique est en danger et qu’ainsi toute occasion de rassemblement est hautement périlleuse; tandis que d’autres évoquent le caractère irrévocable des « ordonnances divines »; que l’homme ne peut rayer d’un geste comme bon lui semble.

Cependant, seules les hautes autorités du pays sont capables de trancher sur la question. Les autorités sanitaires pour la première notion citée; à savoir la santé publique. On parle dans ce cas précis du Conseil scientifique du suivi du coronavirus en Algérie. Quant à la question purement théologique, il appartient aux autorités religieuses de nous éclairer là-dessus. Il s’agit à ce niveau de la Commission ministérielle de la Fatwa.

Justement, cette dernière s’est exprimée hier dimanche par la voix de son président. Mohand Idir Mechenen a effectivement accordé un entretien au journal algérien Le Quotidien d’Oran. La commission ministérielle de la Fatwa estime qu’il n’est pas encore l’heure de débattre sur ce thème. C’est-à-dire le maintien ou non du rituel sacrificiel de l’Aïd El Adha en cette année 2020.

Aïd El Adha 2020 en Algérie : La Fatwa qui sera émise prendra appui sur le Conseil scientifique, assure Mechenen

« C’est encore trop tôt pour mettre ce dossier sur la table des discussions »; a souligné donc Mohand Idir Mechenen au quotidien national d’expression française. À propos de la possibilité d’annulation de la pratique rituelle du sacrifice de l’Aïd, comme suggéré par le membre au Sénat Abdelouaheb Benzaim; le premier responsable de la Commission a avancé « qu’il est encore prématuré de parler de cette option ».

« Nous suivons de près la situation sanitaire, dans notre pays » ; a indiqué Mohand Idir Mechenen à l’adresse du média de la presse écrite. La Commission ministérielle de la Fatwa observe alors avec grand intérêt; le développement de ladite situation. Cette dernière est critique et délicate. Et aucun « verdict religieux » ne pourrait être pertinent sans qu’il ait pris en compte la réalité vécue.

Cela dit et dans le contexte sanitaire actuel, « toutes les fatwas émises par la Commission se basent et obéissent aux recommandations du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie »; a insisté Mechenen. « Et ce pratiquement sur le sort de toute circonstance religieuse ou pratique religieuse », a-t-il conclu.

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