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L’affaire des tentes installées dans l’hôpital algérois en détails

Algérie – La directrice de l’hôpital de Birtraria, Pr Karima Si Mohand, a rompu son silence après les images en circulation, des tentes installées pour les patients algérois du coronavirus, Covid-19, ayant crée de vives discussions sur les réseaux sociaux en Algérie. Le ministère de la Santé a réagi lui aussi.

Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux par le site spécialisé Esseha, la directrice de l’hôpital de Birtraria, qui est l’établissement algérois qui a délié des langues en Algérie pour les tentes dressées en son enceinte, donne sa version des faits. Les tentes servaient à la prise en charge des contaminés au coronavirus. La directrice a regretté ce qui avait été diffusé. Selon elle, il n’y a pas eu de recherche approfondie de la vérité sur le sujet.

La première responsable de l’Établissement Public Hospitalier (EPH), Djillali Belkhenchir, de Birtraria à El Biar dans les hauteurs de la capitale, explique la fonction des tentes qui sont le centre d’une polémique intense sur le web algérien. «On avait l’habitude de fournir les premiers soins aux patients de Covid-19 dans ces chapiteaux », dit-elle dans ce sens.

Ainsi, « les chapiteaux sont installés depuis mars dernier », a précisé encore Karima Si Mohand. « Ils étaient indispensables ». On ne pouvait s’en passer d’eux « pour recevoir les malades en détresse respiratoire. Ceux-ci n’avaient pas pu se faire admettre ailleurs, faute de places disponibles ». C’est comme ça que s’est défendue la directrice de l’EPH de Birtraria au centre d’Alger. Plus loin, la directrice expose le profil médical des patients accueillis

« Les patients que nous avons reçus à l’hôpital sont arrivés la plupart du temps avec 75% de leurs systèmes respiratoires endommagés », a-t-elle informé. L’intervenante a ajouté : « Nous avons reçu des personnes infectées par le virus. Leur taux de respiration ne dépassait pas 39% ». L’oratrice a évoqué de multiples vies humaines sauvées d’une mort certaine. Cela, grâce aux fameux chapiteaux, selon elle.

Le ministère de tutelle nie toute carence au niveau des hôpitaux algériens

Le Directeur général des services de santé et de la réforme hospitalière au ministère de la Santé, Lyes Rahal, rejette toute donnée faisant état d’un manque d’espace. Ou de moyens dans la lutte contre la pandémie. Il a donc affirmé, dans un entretien à la Radio nationale chaine 1, la disponibilité de l’oxygène. Ce dernier est présent en quantités suffisantes dans tous les hôpitaux du pays.

Le responsable a démenti, le 12 novembre dernier, l’existence d’une quelconque surpopulation dans les hôpitaux algérois. En revanche, la même source a confirmé que 807 lits étaient disponibles. Ils occupent les services de la Covid-19. L’orateur a expliqué « l’attribution de tentes pour les personnes infectées par le coronavirus ».

Chose qui s’est passée alors « à l’hôpital de Birtraria dans la capitale ». Pour lui, cela ne peut être que « le résultat d’un problème organisationnel ». C’est en effet ce qu’a dit Pr Rahal, concernant cette question qui a suscité des vagues d’indignation. 10% seulement des patients ont besoin de respirateurs artificiels, selon le médecin.

En outre, nous avons 807 places vacantes dans nos services de réanimation. C’est ce qu’a assuré le cadre au département de Benbouzid. « Il est donc impossible de dire à quiconque infecté par le virus : nous n’avons pas de lit de réanimation », a-t-il insisté. « Mais au contraire, nous prendrons pleinement soin de lui ». Ainsi a conclu l’intervenant. Toujours sur les ondes de la Chaine 1.

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