Affaire Istimraria TV en Algérie : 10 années de prison requises contre Saïd Bouteflika

Algérie – L’affaire de la chaîne Istimraria TV en Algérie se poursuit pour le frère du défunt Président déchu, Abdelaziz Bouteflika, Saïd. Celui-ci a écopé d’une peine de 10 ans de prison. Dzair Daily relate pour vous, tous les détails, ce lundi 30 mai 2022.

Poursuivi pour une affaire de corruption liée à la création de la chaîne Istimraria TV, Saïd Bouteflika a écopé d’une peine de dix (10) ans d’emprisonnement. En effet, le Procureur de la République du Pôle Pénal spécialisé dans les affaires de corruption financière et économique près tribunal de Sidi M’hamed s’est prononcé sur l’affaire liant Saïd Bouteflika à Ali Haddad dans l’affaire Istimraria TV en Algérie, rapporte Echorouk.

En effet, le dossier impliquant le frère du défunt Président déchu et l’ancien président du FCE a resurgi aujourd’hui. Saïd Bouteflika et Ali Haddad ont alors été inculpés pour leur implication dans l’histoire d’Istimraria TV. Ainsi, l’affaire est relative au « financement occulte de la campagne électorale du cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Blanchiment d’argent, dissimulation de biens issus d’infraction criminelle et de corruption ».

Ainsi, le procès impliquant ces deux hommes d’affaires a repris aujourd’hui. L’accusé principal dans ladite affaire, Saïd Bouteflika, est poursuivi pour trafic d’influence et abus de pouvoir. En plus pour défaut de déclaration de propriétés et d’enrichissement illicite. À l’image d’Ali Haddad, on implique également Saïd de blanchiment d’argent. Ainsi que de financement clandestin d’un parti politique et de corruption.

Financement de la chaîne Istimraria TV pour soutenir le 5e mandat

Effectivement, les faits de l’affaire Istimraria TV, remontent à 2019. Le financement de cette chaîne télé était dans l’optique de couvrir l’événement de la campagne électorale du 5e mandat de l’ancien président, Abdelaziz Bouteflika. À l’issue de cette affaire, il s’est avéré que les principaux auteurs des faits ont commis d’autre crimes. 

Ces personnes ont alors procédé à l’importation illégale de matériel de diffusion audiovisuelle pour le lancement de ladite chaîne. De son côté, lors de sa comparution devant le juge d’instruction, Saïd Bouteflika s’est prononcé. Ce dernier a alors nié toutes les charges retenues contre sa personne.

Par la même occasion, il a désavoué sa prétendue relation avec le groupe détenu par l’homme d’affaires, Ali Haddad, apprend-on de la même source. D’autant plus qu’il a déclaré n’avoir eu aucun recours au financement de la campagne électorale de son défunt frère.

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