Aéroport d’Alger : Vers le renforcement des contrôles des rapatriés ?

Algérie – Bien que les nouveaux variants du Covid-19 soient plus dangereux que celui classique, des spécialistes mettent en garde contre le danger de leur importation au bord des vols de rapatriement et suggèrent le renforcement des contrôles des rapatriés arrivés à l’aéroport d’Alger au départ des quatre coins du Globe. 

En Algérie, la situation épidémiologique actuelle semble être loin des alertes et le sol continue de voir l’épidémie décroitre de fil en aiguille. Mais ce n’est malheureusement guère le cas en dehors de ses frontières. Inquiet sur la sécurité des citoyens, un spécialiste a décidé de relever le risque de l’importation du virus. Il recommande, de ce fait, le renforcement des contrôles des rapatriés à l’aéroport international d’Alger, Houari Boumediene. 

Dans un entretien accordé au site d’information TSA, ce samedi 23 janvier, le professeur Mustapha Khiati a en effet tiré la sonnette d’alarme quant à l’importation du nouveau variant britannique, plus contagieux que son prédécesseur, au bord des avions de rapatriement. Pour agir contre une éventuelle importation de tous les variants dangereux, l’expert préconise de redoubler les contrôles. Sur ce, il recommande la mise en place d’un contrôle PCR au niveau de l’aéroport d’accueil.   

Aux yeux de l’intervenant, les tests PCR effectués avant 48 heures de l’embarquement ne suffisent pas et ne peuvent pas agir comme bouclier contre la souche virulente. Il faut impérativement contrôler une deuxième fois avec un test PCR une fois que le voyageur est arrivé à l’aéroport d’Alger, suggère-t-il. Le spécialiste a, par la suite, tenu à détailler les raisons de son inquiétude. Ainsi, il a révélé que la transmission du variant anglais connaît une ascension de 30 % à 70 %. 

En outre, l’expert a indiqué que la létalité du nouveau variant s’avère plus forte que celle de la version classique. Chose qui a poussé l’Europe à s’asseoir à la table des discussions, note-t-il. Cela, afin de renforcer les protocoles actuels et empêcher l’importation du virus, explique l’intervenant. L’Algérie, selon lui, devrait agir de même pour réduire le risque d’importation qui pourrait être dévastateur. 

Un autre spécialiste craint le pire si la souche s’installe sur le sol algérien 

Le président fondateur de la Forem n’est pas le seul à mettre en garde contre l’importation des nouveaux variants. Ali Lounici, chef du service de médecine interne au CHU de Tlemcen, est encore plus inquiet. Dans un entretien accordé au site francophone ce mardi 26 janvier, le professeur a indiqué que les autorités doivent anticiper et prendre les mesures nécessaires avant l’arrivée des variants.

Ceux-ci peuvent exploser dans deux mois si déjà présents, estime-t-il. Comme son homologue, le professeur est donc revenu sur les risques liés à la propagation des nouveaux variants en Algérie. Cela, afin de signaler un point crucial dans l’affaire : Il faut se prémunir rapidement pour éviter tout risque. Lounici a donc recommandé aux autorités de continuer à suspendre le trafic aérien avec tous les pays touchés par le nouveau variant. 

Pour rappel, les frontières algériennes restent encore fermées. Aucune date n’a été, jusque-là, avancée pour la reprise des vols d’Air Algérie. La compagnie aérienne nationale continue donc d’effectuer des vols de rapatriement. Cela, dans le but de permettre aux Algériens bloqués dans divers pays étrangers de regagner leur pays natal.

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes