21 % des adultes en Algérie souffrent d’obésité, selon le Pr Rachid Malek

Société – Alors que le taux d’obésité a augmenté ces dernières décennies dans de nombreux pays développés, les chiffres des personnes adultes que vient de révéler Rachid Malek, chef de service de médecine interne au CHU de Sétif, concernant l’Algérie, sont effrayants. Nous les relayons pour vous dans les lignes qui suivent. 

On a tendance à l’oublier mais le surpoids est l’un des problèmes de santé publique mondiaux les plus importants. Il est le cinquième facteur de décès et de risques majeurs dans le développement d’autres pathologies chroniques. Soit le diabète ou encore les soucis cardiovasculaires et respiratoires. Cette maladie multifactorielle qui est donc l’obésité est, selon le professeur Rachid Malek, en constant développement en Algérie, chez les citoyens adultes notamment. 

Ils sont 21 % de la population à en souffrir. Cette part augmente de manière conséquente pour les adultes. Contrairement aux idées reçues, l’obésité demeure plus prévalente chez les citoyens algériens ayant entre 18 et 64 ans. C’est en effet ce qu’a indiqué le très renommé médecin Rachid Malek. Il s’est manifesté, ce mardi 1er mars 2022, lors d’une rencontre avec la presse.

Celle-ci a été organisée par le groupe pharmaceutique danois, Novo-Nordisk en l’occurrence. Le média La Patrie News vient de reprendre l’intégralité de son discours. « Le risque national d’obésité est désormais de 8 sur 10 adultes et de 8 sur 11 enfants ou adolescents ». Il s’agit là de ce qu’a, en outre, fait savoir le praticien. Le tout sur un ton alarmant. 

L’obésité en Algérie : un fléau à prendre au sérieux ! 

Ledit locuteur a, en sus, souligné que les femmes et les hommes étaient quasiment à égalité devant l’obésité en Algérie. « C’est alarmant. Autrefois considérée comme un problème des pays riches, elle est aujourd’hui un phénomène en expansion dans les pays émergents, à revenus moyens ou faibles », a-t-il expliqué. L’émergence récente de cet excès pondéral dans les pays d’Afrique s’explique donc par le niveau de vie. 

En d’autres termes, l’augmentation de la consommation d’aliments industriels ultra-transformés, non-bios, donc moins chers, en est la principale cause. C’est la raison pour laquelle le taux d’obésité accroît au moment où les revenus des ménages algériens diminuent. En guise de comparaison, la maladie en question concerne 15 % des adultes en France, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). 

« Dans le monde, 650 millions d’obèses sont comptabilisés. 2,8 millions décèdent, chaque année, des effets indésirables d’une surcharge pondérale excessive ». C’est ce qu’a assuré, en définitive, le professeur Rachid Malek, soulignant que la guérison de l’obésité requiert un suivi poussé à un niveau psychologique et physique. 

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